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mardi 10 février 2009

Lépidoptères


Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l'aile du zéphyr nager dans un ciel pur;
Balancé sur le sein des fleurs à peines écloses,
S'enivrer de parfums, de lumière et d'azur;
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles;
Voilà du papillon le destin enchanté:
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté.

Nouvelles méditations poétiques ( 1823 ), Alphonse de Lamartine.


Pourquoi citer le poète ? Mais parce que dès le printemps, et même avant, c'est le coeur léger que je me glisserais dans des tenues papillonnantes.

Inspirations :


Défilé Collette Dinnigan.


Défilé Koi Suwannagate.


Robe Sonia Rykiel. Net-a-porter


Foulard Crumpet. Net-a-porter.


T-shirt Markus Lupfer. Asos


T-shirt Realitees. Topshop.


Pyjashort. Topshop


Etole. Promod


Sautoir. Promod


Moule en silicone. La Redoute

Hum...



Et vous, serez vous papillon de jour ou papillon de nuit ?



jeudi 5 juin 2008

D'une faïencerie à la presse féminine



  Aujourd'hui, contrairement à mon habitude, je ne vais pas vous faire découvrir, ou redécouvrir, les créations de stylistes. Et non, j'ai envie de vous faire faire un saut dans le passé. 
C'est ce qui m'est arrivé cet après-midi, en attendant dans la voiture qu'une amie ait finie la course qu'elle avait à faire. 
Nous étions stationnées devant l'ancienne devanture d'une faïencerie au style art déco qui a retenu mon  attention.




  Ni une ni deux, j'ai foncé tête baissée dans les archives de L'Officiel dès que je suis rentrée, me replongée dans l'esprit modesque des années 30, style que j'affectionne tout particulièrement.





  Et oui, les magazines féminins reflètent non seulement la mode d'une époque, mais ils retracent également l'histoire d'une société, de ses mentalités, de la féminisation de ses valeurs ( dixit la fncac ! ). 
C'est ce que nous explique brillamment Vincent Soulier, spécialiste de la presse féminine, dans son ouvrage intelligemment intitulé Presse Féminine, la puissance frivole.






( Le) peu d'intérêt des historiens pour la presse féminine est d'ailleurs révélateur du peu d'intérêt généralement accordé à l'histoire des femmes et de la féminité. Heureusement, on assiste depuis une vingtaine d'années à une multiplication des publications - dues essentiellement à des historiennes, soulignons-le.
Or, pour certains, cette dynamique actuelle de l'historiographie féminine est excessive, voire sexiste.L'historienne Michelle Perrot répond à ceux qui s'étonnent que l'on puisse envisager d'étudier l'histoire à travers le prisme de la condition féminine:

" Les hommes sont là. L'histoire est là, omniprésente. Elle occupe tout le terrain, et depuis longtemps. Les femmes ont toujours été conçues, représentées comme une partie du tout, comme particulières et niées, la plupart du temps. On peut parler du silence de l'Histoire sur les femmes. Il n'esr donc pas étonnant qu'une réflexion historique participe à cette découverte des femmes sur elles-mêmes et par elles-mêmes, aspect de leur affirmation dans l'espace public. (...) L'émancipation des femmes, qui concerne les rapports entre les sexes, est un des faits majeurs du siècle. A ce moment de passage d'un millénaire à l'autre, il est bon de faire le point. Et ceux qui s'étonnent ne sont probablement pas au courant du développement considérable de cette réflexion dans le monde occidental depuis un quart de siècle. "
 

A noter: je ne suis absolument pas sponsoriser par l'auteur !


jeudi 29 mai 2008

Reality Studio

La réalité, pour l'auteur emblématique de la beat generation William S Burroughs, est une réalité studio, un lieu où le film de la réalité se joue en boucles infinies. 
L'artiste ne peut qu'utiliser des éléments déjà existants, il ne peut que les assembler différemment pour créer quelque chose de nouveau.

 "Naked Lunch", " The ticket that exploded", " The Soft Machine", "Nova Express" sont l'expression de la compréhension de la réalité comme limitée. 

L'expression de cette vision se retrouve dans la technique de cut-up utilisée par l'artiste, notamment pour la première mouture du Festin Nu, technique parfois assimilée aux transes créatrices des surréalistes.




Svenja Specht, partageant la conception de Burroughs, reconnaît créer en piochant dans les éléments de son environnement immédiat.
 Elle a ainsi nommé son label, crée en 2005, Reality Studio. 

En considérant son travail de créatrice comme une forme d'anthropologie culturelle et convaincue que les gens à l'aise dans leur corps et leurs vêtements dégagent des ondes positives qui se répercutent inévitablement sur leur entourage, elle habille les femmes contemporaines en jouant avec les formes, les couleurs, les matières

Sa collection pour cet été, aux tons denim, sable, rouge et noir, est imprégnée de son récent voyage au Maroc allié à l'esprit smoking des années 40

Ich habe Svenja gern !




Ainsi vêtue, on pourrait presque se prendre pour Ingrid Bergman dans le Casablanca des années 40, non ?! Reste plus qu'à trouver son Humphrey ...


photo: allociné


jeudi 22 mai 2008

Week-end chargé !


Grand oral de fin d'année : le 18 juin. 
Avant de me replonger tête baissée dans les bouquins de révisions, je m'offre un week-end d'évasion. Comme je suis plutôt ruinée ( fête des mères, anniversaires ..), c'est de mon canapé, sur lequel je compte bien rester vautrée jusqu'à lundi, que je vais rêver.
 Il ne m'en faut pas beaucoup, retrouver le monde réel me fait déjà tourner la tête. 

Et rien qu'un petit tour sur le site d' Elizabeth Charles a suffit à régaler mes yeux pour une semaine entière.


First of all, gros coup de coeur pour cette bien jolie robe de la néo-zélandaise Karen Walker :



Et last but not least, cette autre splendeur, cette fois signée la génialissime Alice Mac Call :







Miss Potter de Chris Noonan avec Renée Zellweger et Ewan McGregor ou l'histoire d'une auteur avant-gardiste, farouchement indépendante.



Le Voile des Illusions de John Curran avec Naomi Watts et Edward Norton               ( comment ça je suis fan de lui ?! ), d'après le roman de Somerset Maugham, la vie d'un homme, d'une femme, classique mais rondement bien mené.



Nell de Michael Apted avec Jodie Foster et Liam Neeson, la merveilleuse histoire d'une jeune femme élevée à l'écart du monde.



Le Grand Sommeil de Howard Hawks avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall ou LE film noir.



Et quand mes yeux piqueront à force de fixer l'écran de télé, je me remettrais à la lecture du magnifique Jeu des Perles de Verres que l'on doit à mon auteur fétiche: 
Herman Hesse.



mardi 8 avril 2008

En mode Biba


" Les années psychédéliques ont vu naître une génération de jeunes gens avides de belles fringues ", dit Christopher Gibbs.
Et apparemment la génération que nous sommes aime piocher dans la culture hippie de temps à autre, car après tout une petite dose de fringues psychés n'a jamais fait de mal à personne.
Et c'est tant mieux car une fois de plus le style " Kings Road " est à l'honneur cet été.
Mais ce ne sont pas les uniformes victoriens qui font leur come-back ( on ne risquera donc pas de se faire interpeller pour port illégal d'uniforme militaire comme l'avait été Hendrix qui portait une veste d'un dragon de la cavalerie ) mais les robes folk. Longues ou courtes, elles se déclinent à notre convenance.
Marque phare des années Flower Power, Biba, de retour sur les podiums depuis 2006, excelle dans ce domaine tout en remettant ces codes vestimentaires au goût du jour. Il faut dire qu'en sixties, la marque s' y connaît.
" Jusqu'à l'ouverture de Biba dans le quartier de Kensington, le temple de la mode londonienne se trouvait sur King's Road, au coeur de Chelsea. Tous les hippies d'Europe avaient leur boutique de prédilection : Granny Takes a Trip, Hung on You, Lord Kitchener's Valet ... Dès 1967, la boutique Apple des Beatles proposait des tenues hallucinantes, psychédéliques à souhait, propres à assouvir tous les fantasmes ", écrit Barry Miles, cofondateur d'International Times, dans Hippies ( première photo ).
Il ajoute que le magasin ne désemplissait pas, et qu'il fallait souvent attendre son tour sur le trottoir.

Devanture de Granny Takes a Trip

Aujourd'hui, le hippie c'est chic, et Biba l'a bien compris comme en témoigne sa collection automne-hiver 2008/09 :

Photos Elle

Plus longue, plus psyché, plus décomplexée, cette robe Tibi trouvée sur Net-a-porter, dans laquelle on peut sans complexe reprendre du Janis Joplin à tue-tête. On évite tout de même le total remake Woodstock, on garde la robe sur nous !



Mais comme on a pas forcément tous les jours l'occasion de se la jouer happening et acid test, ce foulard Alexander McQueen ( encore une fois, trouvé chez Net-a-poter ) peut suffire pour " psychédéliser" nos tenues.



Et n'oublions pas : " C'est plus normal - et plus agréable - d'avoir la main dans la braguette que le doigt sur la gâchette ", dixit Lawrence Lipton.