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mercredi 18 février 2009

Vicky Cristina Barcelona


Hier, soirée dvd, j'ai enfin regardé Vicky Cristina Barcelona, de Woody Allen.

Je m'attendais à être conquise, pour plusieurs raisons :

- Barcelone, Gaudi et la guitare espagnole
- Javier Bardem en peintre sensuel et bohème
- Pénélope Cruz plus belle que jamais
- Scarlett Johansson et Rebecca Hall qui se complètent superbement bien
- l'ambiance arty
- la BO, surtout Barcelona de Giulia y Los Tellarini ( je vous ai mis le clip à la fin de l'article )
- et bien sûr, le génie de Woody

et je l'ai été ( conquise ) , pour toutes ces raisons et la réflexion sur le mystère de l'amour que nous livre ce petit bijou cinématographique.


Mieux qu'un résumé :




Et vous, êtes-vous Woody addict ?





mercredi 16 juillet 2008

Back to basics


S'il est un vêtement qui traverse les époques sans prendre une ride, c'est bien ( enfin selon moi ) la .... chemise blanche

Un col, des manches, un boutonnage sur le devant, une formule quasi magique pour un vêtement qui va à toutes et à toutes les tenues.

 Chic, sobre, fraîche, légère, elle s'est affichée sur bon nombre d'icônes et se retrouvent encore aujourd'hui et sans trop de surprises dans la garde-robe de beaucoup d'entre nous.


La preuve en images :

- Katharine Hepburn, icône entre les icônes, l'avait bien compris : un rien (en l'occurence la fameuse chemise blanche) suffisait à souligner son extraordinaire beauté.


- Dans Key Largo, au côté d'Humphrey Bogart :



- Ali Mcgraw, l'héroïne de Love story, a elle aussi a été immortalisée en chemise blanche et jupe ample et ce dans Le Guet-apens au côté de Steve McQueen :



Et cet été, on la retrouve ( la chemise, pas Ali ) sur les podiums, déclinable et déclinée à l'infini.


- Simplement associée à un jean chez Alexander Wang :



- Chic et fraîche côté Erdem :



- Très printanière pour Behnaz Sarafpour :



- Pour une soirée sobre et élégante en Salvatore Ferragamo :



Mythique et haute-couture mais aussi portable et abordable notamment grâce à notre ami d'outre-manche, le bien-nommé Topshop :







La touche décontractée d'une tenue sophistiquée, elle peut aussi être le détail chic d'une silhouette sobre, je l'ai depuis longtemps adoptée sans jamais m'en lasser. 
Et vous ?

jeudi 29 mai 2008

Reality Studio

La réalité, pour l'auteur emblématique de la beat generation William S Burroughs, est une réalité studio, un lieu où le film de la réalité se joue en boucles infinies. 
L'artiste ne peut qu'utiliser des éléments déjà existants, il ne peut que les assembler différemment pour créer quelque chose de nouveau.

 "Naked Lunch", " The ticket that exploded", " The Soft Machine", "Nova Express" sont l'expression de la compréhension de la réalité comme limitée. 

L'expression de cette vision se retrouve dans la technique de cut-up utilisée par l'artiste, notamment pour la première mouture du Festin Nu, technique parfois assimilée aux transes créatrices des surréalistes.




Svenja Specht, partageant la conception de Burroughs, reconnaît créer en piochant dans les éléments de son environnement immédiat.
 Elle a ainsi nommé son label, crée en 2005, Reality Studio. 

En considérant son travail de créatrice comme une forme d'anthropologie culturelle et convaincue que les gens à l'aise dans leur corps et leurs vêtements dégagent des ondes positives qui se répercutent inévitablement sur leur entourage, elle habille les femmes contemporaines en jouant avec les formes, les couleurs, les matières

Sa collection pour cet été, aux tons denim, sable, rouge et noir, est imprégnée de son récent voyage au Maroc allié à l'esprit smoking des années 40

Ich habe Svenja gern !




Ainsi vêtue, on pourrait presque se prendre pour Ingrid Bergman dans le Casablanca des années 40, non ?! Reste plus qu'à trouver son Humphrey ...


photo: allociné


jeudi 22 mai 2008

Week-end chargé !


Grand oral de fin d'année : le 18 juin. 
Avant de me replonger tête baissée dans les bouquins de révisions, je m'offre un week-end d'évasion. Comme je suis plutôt ruinée ( fête des mères, anniversaires ..), c'est de mon canapé, sur lequel je compte bien rester vautrée jusqu'à lundi, que je vais rêver.
 Il ne m'en faut pas beaucoup, retrouver le monde réel me fait déjà tourner la tête. 

Et rien qu'un petit tour sur le site d' Elizabeth Charles a suffit à régaler mes yeux pour une semaine entière.


First of all, gros coup de coeur pour cette bien jolie robe de la néo-zélandaise Karen Walker :



Et last but not least, cette autre splendeur, cette fois signée la génialissime Alice Mac Call :







Miss Potter de Chris Noonan avec Renée Zellweger et Ewan McGregor ou l'histoire d'une auteur avant-gardiste, farouchement indépendante.



Le Voile des Illusions de John Curran avec Naomi Watts et Edward Norton               ( comment ça je suis fan de lui ?! ), d'après le roman de Somerset Maugham, la vie d'un homme, d'une femme, classique mais rondement bien mené.



Nell de Michael Apted avec Jodie Foster et Liam Neeson, la merveilleuse histoire d'une jeune femme élevée à l'écart du monde.



Le Grand Sommeil de Howard Hawks avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall ou LE film noir.



Et quand mes yeux piqueront à force de fixer l'écran de télé, je me remettrais à la lecture du magnifique Jeu des Perles de Verres que l'on doit à mon auteur fétiche: 
Herman Hesse.



dimanche 4 mai 2008

Serge et Jane vs Bonnie et Clyde


J-10 avant le début des partiels. Grosse pression, beaucoup de révision, peu de temps à consacrer au bloguage, dommage.
 Mais seulement J-20 avant que je puisse à nouveau poster quotidiennement. 
Et altruiste comme je suis, je profite d'une pause dans mon planning pour vous faire partager mon envie modesque du jour. 
Il s'agit de Solid Golg Rags, crée par deux angelenos Perry Shimon et Oliver Kupper et de leurs t-shirts francophiles, surtout le "Serge and Jane", mon préféré.



Photo : Satineboutique.com


Et à ma prochaine pause, je revisionne " You only live once ", de Fritz Lang avec Henry Fonda et Sylvia Sidney, qui retrace la vie de Bonnie et Clyde et qui, pour l'anecdote, n'est sorti que trois ans après leur mort.




SEE YOU LATER !

mercredi 16 avril 2008

Ma trilogie dominicale


Ce week-end, Choubidou et moi avions prévu pique-nique, shopping et jogging.
Oui, je sais, il aurait été judicieux de consulter la météo avant de prévoir tout cela. On s'en est rendu compte mais un peu tard ... la pluie et la grêle étaient déjà arrivées. Dépités, nous ? Que nenni !

Le mauvais temps fut en fait une excuse en or pour passer le week-end vautrés sur le canapé histoire de s'offrir une session dvd.

Nous avons ainsi rendu visite :


- à un des plus célèbres hors-la-loi américain avec L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford. Par sa mélancolie, sa poésie, la B.O de Nick Cave et Brad Pitt en Jesse James ( d'ailleurs récompensé pour son interprétation à la Mostra de Venise en 2007 ), ce film m'a totalement transporté hors du temps. En s'attardant sur la psychologie de James et Ford, Andrew Dominik signe un western hors catégorie.

Note de la p'tite mademoiselle : 9/10.

Détail mode à retenir : le gilet d'homme, indémodable.




- à Bob Dylan, en Jack Fate, un chanteur de folk dont le manager a payé la caution pour qu'il puisse donner un concert de charité dans un pays ravagé par la guerre civile depuis si longtemps que les gens en oublie pourquoi ils se battent, avec Masked and anonymous. Jessica Lange, Pénélope Cruz, Val Kilmer, Ed Harris... les destins de chaque personnage se croisent et s'enlacent. Dylan, le scénariste, reste fidèle à ses pensées avec ce film étrange,insolite et métaphorique : "Il y a de nombreuses manières d'écrire une histoire. Le sensationnalisme n'en est pas une ". La légende du folk joue alors en toute retenue, car après tout "un artiste doit prendre garde à ne jamais croire qu'il est arrivé quelque part".

Note de la p'tite mademoiselle : 7,5/10.

Détail mode à retenir: les tailleurs de Jessica Lange en productrice dépravée.




- à Laura, ravissante jeune femme aussi mystérieusement assassinée, interprétée par la fabuleuse Gene Tierney. Otto Preminger a, avec ce film, réalisé un chef-d'oeuvre, un film noir au scénario parfait. Culte, Laura ne s'oublie pas.

Note de la p'tite mademoiselle : 10/10.

Détail mode à retenir: la longue robe blanche so hollywoodienne.


jeudi 27 mars 2008

Blogging limited



Beaucoup de travail ces jours-ci, très peu de temps pour mon ch'tit blog. Je vous avais promis un come-back dans les règles dès lundi, je crois que j'avais poussé l'optimisme un peu loin.

Comme je viens de vous le dire j'ai beaucoup de travail et des examens qui arrivent à grands pas, mais j'ai quand même eu une soirée de répit hier. 

J'aurais pu la mettre à profit pour bloguer me direz-vous, mais Choubidou avait d'autres plans : il m'a emmené voir Darjeeling limited pour me relaxer. Pari gagné, 1h47 de pure évasion.




Petit topo : trois frères désaccordés qui ne se sont pas revus depuis la mort de leur père, et qui ne sont autres qu'Adrian Brody, Owen Wilson et Jason Schwartzman, décident de renouer les liens qui les unissaient autrefois.
 Pour cela, ils entreprennent une quête spirituelle en Inde, en voyageant à bord d'un train, le " Darjeeling limited ".
 
Avec Bill Murray en homme d'affaires pressé, un train qui se perd au milieu de nulle part, des dialogues grinçants et tant de péripéties loufoques, c'est une oeuvre décalée et mélancolique que nous offre Wes Anderson.

 A voir aussi pour son esthétisme, ses couleurs, à tomber à la renverse.

Et pour ne pas perdre le précieux sentiment d'évasion et de dépaysement qu'a provoqué ce film chez moi, je vais dès demain tenter de choper deux-trois pièces colorées et imprégnées d'accents indiens, que je n'aurais qu'à sortir les jours de grisaille.

Pour cela, rien de tel que de s'inspirer du Wills Lifestyle India Fashion Week, qui vient tout juste de se terminer ( le 16 mars ).



Zeal by shubhra



Rahul Reddy



Surily

 

Photo Darjeeling limited : allociné , photos mode : yahoo ! india

mardi 18 mars 2008

En mode Indiana


Vous devez déjà être au courant, le 21 mai sort Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal. J'avoue, j'ai hâte et j'assume.

Bizarrement, la sortie de ce film me rappelle moins le charme fou d'Harrison Ford qu'une ballade à Eurodisney, quand j'étais petite, durant laquelle mes parents m'ont offert une réplique du fameux chapeau de feutre du célèbre aventurier. Je l'adorait. Il doit toujours être quelque part dans un placard, mais même si j'arrive à remettre la main dessus il est de toute façon hors de question qu'il franchisse le seuil de l'appartement, et oui, j'ai grandis.

N'empêche que j'ai très envie de m'offrir un petit remake modesque de cette saga. Bien évidemment, je vais devoir faire dans la subtilité histoire de ne pas prendre le risque qu'un esprit comique me hèle dans la rue en me demandant si j'ai retrouvé le Graal ou le Médaillon de Râ. Je vais donc essayer de la jouer fine et profiter de la tendance ethnique " tout droit sortie du Sahara" pour ne pas trop dénoter dans le décor.

Ma plus grande chance : les chapeaux Rag et bone vus sur les podiums, proche du panama. Je les aime.



Photo Vogue.

-Pour l'info, l'histoire dit que durant la construction du canal de Panama, les occidentaux se sont aperçus que les équatoriens étaient mieux protégés du soleil qu'eux grâce à leurs chapeaux confectionnés avec des pousses de palmiers. Le panama, tissé à la main, ne désigne donc pas la forme d'un chapeau mais sa matière.-


Et comme décidemment la chance me souris, je pourrais profiter des tendances de l'été pour joliment marier mon chapeau à une combi-short et une chèche.



Combinaison Ba&sh au Bazar parisien.



Chèche de La Redoute.


Et bien que mes périples ne me mènent que très rarement au fin fond de la jungle péruvienne, je ne pourrais pas sortir sans mon sac besace "plein de place pour les cartes au trésor, reliques et kit de survie" ( ça marche aussi pour des horaires de bus, un vieux paquet de kleenex et une trousse de maquillage je crois ).



Besace de chez Modcloth.


Et comme je suis une fille, la fille cachée d'Indiana certes, mais une fille quand même, ma tenue devra comprendre des détails qui le rappellent explicitement.




Chaussures Topshop.



Bague de chez Bonbiforest.


Seule ombre au tableau : j'ai beau être contente de mes projets d'emplettes, une question demeure : Pourrais-je allait voir le nouvel opus de ma saga chérie ainsi lookée sans passer pour une tarée pathétique qui n'a pas vraiment intégrée l'idée que son héros n'existait qu'au cinéma ?

Le mystère reste entier ...


lundi 17 mars 2008

Dans les jardins de Tivoli

Les magnolias refleurissent. Les magnolias, symbole de l'amour de Chauvin et d'Anne dans le Moderato Cantabile de Marguerite Duras, me donnent des envies de ballades romantiques.

Ce n'est pas à Venise que je me satisferais, j'ai envie du maniérisme des jardins de la
Villa d'Este, à Tivoli. Dessinés par l'architecte et peintre napolitain Pirro Ligorio, ces jardins sont une extraordinaire illustration de la culture de la Renaissance à son apogée dont la conception ingénieuse et raffinée a inspirée de nombreux autres jardins européens.


( photo : villadestetivoli.info )


Avant de m'y rendre, je ferais escale à Rome et tel
Nanni Moretti dans son Journal Intime, je découvrirais à Vespa ses grandes avenues et ses petits quartiers verdoyants. Je verrais aussi la Place d'Espagne, les musées du Vatican, la Villa Médicis ou encore les Thermes de Caracalla.


( photo: amazon.fr )


Ces lieux m'évoqueront tout naturellement le cinéma de
Scola, Fellini et Antonioni. Je me rappellerais alors le producteur de certains de leurs films , Carlo Ponti( La Strada, Blow-up) et sa veuve à la beauté provocante, Sophia Loren, incarnation du charme et de l'élégance italienne.


( photo: sophialoren.com )

Je le ferais. Je verrais
les jardins de Tivoli. Pour l'instant, seule leur évocation suffit à me faire rêver et chiner fleuri pour que viennent à moi plus vite les plaisirs du printemps.


( photo : ilovevintage.nl )


Et les jours de giboulées, je laisse mes jolies robes bien au chaud à la maison mais je sors toujours accompagnés de
fleurs, alors portées en sac, qui se marient bien joliment aux magnolias fraîchement éclos.



( photo: forestprints.com )

mardi 11 mars 2008

La vie est belle



J'aimerai aujourd'hui vous parler d'un film que j'ai découvert récemment et qui m'a beaucoup touché. 

Il s'agit de  La Vie est belle (1946) de Frank Capra , avec James Stewart et Donna Reed.

Petit topo : Après le décès de son père , George Bailey (James Stewart), que l'on voit grandir, reprend l'entreprise familiale. Alors qu'il est presque parvenu à gagner la bataille qui l'oppose à l'homme le plus riche de la ville, le méchant Potter , il pert 8 000 dollars. Il est sur le point de se suicider, quand son ange-gardien vient à son secours ...

Au-delà de la naïvité qu'on lui a reproché , Capra a réussi ici à réaliser une véritable tragédie optimiste (pour une analyse du film, c'est ici).

A voir également pour les décors, entièrement construits aux studios RKO , en Californie , et considérés encore aujourd' hui comme les plus grands jamais réalisés pour le cinéma.

Bien qu'ayant été mal accueilli par la critique et le public lors de sa sortie , ce film est diffusé pratiquement chaque année aux Etats-Unis durant les fêtes de Noël , période durant laquelle l'action se déroule.

A regarder avec des yeux d'enfants, sans se soucier de son apparente naïveté.

mardi 4 mars 2008

A voir par tout temps

Je continue ici le petit inventaire de ce qui me plait d' (re)écouter, (re)lire et (re)regarder en cette fin de saison automne/hiver 2007.08.


The Weather man , réalisé en 2005 par Gore Verbinski


Ah, Nicolas Cage, toujours et toujours aussi fabuleux ( tout comme mon Choubidou cinéphile qui m'a fait découvrir ce film ).

C'est un vrai régal de le découvrir ici en présentateur météo fraîchement muté à New-York et qui, avant de partir, tente de se réconcilier avec son ex-femme et ses deux enfants tout en dépeignant sa situation avec un humour acéré.


Après une comédie d'action romantique ( le Mexicain ) , le remake d'un thriller japonais ( le Cercle ) et des films d'aventures ( la trilogie Pirates des Caraïbes ), Gore Verbinski change ici totalement de style en passant à la comédie dramatique: un pari réussi.

Et après avoir réuni Brad Pitt et Julia Roberts dans le Mexicain , c'est ici Nicolas Cage ( le neveu de Francis Ford Coppola ) et Michael Caine qui se retrouvent ensemble devant sa caméra pour former un duo père/fils très attachant.

A voir par tout temps.





samedi 1 mars 2008

Robert et Paul

L' Arnaque, George Roy Hill



Quatrième de DVD ( ?! ) :

" Lauréat de 7 Oscars ( 1973 ) dont Meilleur Film, " L'Arnaque " est un des films les plus populaires et les plus appréciés par la critique de tous les temps. Située dans les années 30, cette comédie complexe évoque l'histoire d'un ambitieux jeune escroc
( Robert Redford ) et d'un vétéran du banditisme ( Paul Newman) qui cherche à se venger du vicieux maître du crime ( Robert Shaw ) qui a assassiné un des membres de leur gang. La manière dont ce groupe de charlatans fait une " Arnaque " à son ennemi relève de la plus grande entourloupe de l'histoire du cinéma , le tout couronné par une fin incroyable et surprenante. "